Les révolutions font tomber les murs et tourner les étoiles. Pour Jean Descours, le mot « révolution » évoque immanquablement un ciel noir d’été au-dessus d’un plateau alpestre où les astronomes en herbe ont planté leur tente. Les planètes vagabondent et reviennent, elles font aussi tourner la tête de l’adolescent. Il ne sait pas pourquoi, mais l’idée que Vénus met plus de temps à tourner sur elle-même qu’à faire le tour du soleil le fait franchement rire. Qu’est-il pour se moquer des astres ? Il relit ses notes sur les théories de Pythagore et l’harmonie des sphères. Dans la version définitive de son roman, il fera entendre à Jason et Wanda la musique des corps célestes. Solange Passemer ne croit pas à la révolution, dont la définition implique le retour au même point sur l’orbite. Avoue-t-elle que sa méfiance vis-à-vis de telles perturbations de l’histoire est due à son appartenance à un milieu aisé ? Elle n’est pas de ceux qui n’ont rien à perdre – et qui peuvent gagner au moins d...
Trente ans après, réflexion et fiction autour de la chute du mur de Berlin