Il y a surtout le téléphone qui sonne chez elle la nuit du 9 novembre. Elsa Köcheln l'appelait de Berlin. Elsa, tu as le téléphone ? Solange, je suis sur le Ku-dam. Pardon ?!! Oui, d'une cabine... Sur le Ku-dam, qu'est-ce que tu racontes ? Oui, à l'ouest, à l'ouest ! Attends, qu'est-ce... Le mur, ils l'ont ouvert ! Attends... Solange, tu ne m'entends pas ? Si... Mais... Le rire d'Elsa dans le récepteur, le rire d'Elsa.
La liaison est coupée. Solange tremble en tournant le bouton de la radio, où l’on ne parle de rien qui l’intéresse ; elle appelle son éditeur – ça ne répond pas ; elle appelle l'AFP – c'est occupé ; elle réussit enfin à joindre Françoise Girard au moment où un flash d'information ouvre une brèche dans son espace-temps : le gouvernement d'Allemagne de l'Est a ouvert ce soir sa frontière. Tous les citoyens ont le droit de voyager. Des milliers de Berlinois de l'Est se pressent de l'autre côté du mur.
La liaison est coupée. Solange tremble en tournant le bouton de la radio, où l’on ne parle de rien qui l’intéresse ; elle appelle son éditeur – ça ne répond pas ; elle appelle l'AFP – c'est occupé ; elle réussit enfin à joindre Françoise Girard au moment où un flash d'information ouvre une brèche dans son espace-temps : le gouvernement d'Allemagne de l'Est a ouvert ce soir sa frontière. Tous les citoyens ont le droit de voyager. Des milliers de Berlinois de l'Est se pressent de l'autre côté du mur.
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